Le dimanche 11 juin 1967, Le Lydia est en vue de sa
dernière escale, celle qui fera de lui le "Paquebot des
sables!".
Dans
les semaines qui précédaient l'opération de mise à terre du
paquebot, il avait fallu préparer le terrain, c'est à dire faire
creuser par une drague flottante, un chenal de 600 m de long et 7 m de profondeur. Pour amener celle-ci de l’étang de Salses à la
mer, on a fait lui fait donc parcourir 750 m sur le sable, sur des boudins gonflés d’air.
Parti
de Marseille la veille et accompagné de deux remorqueurs (le
Provençal 6 et le Phocéen ), le Lydia arrive en vue du Barcarès
le dimanche 11 juin 1967 au petit matin.
Première
étapes de l'échouage, des câbles sont fixés à la proue du
paquebot, puis fixés à terre à de
puissants engins de chantier, tandis que les remorqueurs se fixent à
l'arrière du navire afin de maintenir l’axe du chenal. La Tramontane, tout de même un peu forte, ne facilitant pas les opérations
Enfin, les
engins de chantier se mettent à tirer le paquebot.
Bien aligné face au chenal par la poussée des remorqueurs, le Lydia avance doucement entre les bouées qui marquent les limites du chenal d'accés. Une élingue se rompt soudain sous l'effet du vent et le navire se met à dériver, risquant de s'échouer. Sur la plage la tension est extrême tandis que les deux remorqueurs interviennent pour le remettre dans l'axe. Plus de peur que de mal mais lorsque le sénateur se retourne, autour de lui tous les ingénieurs étaient livides. Fausse alerte !
Bien aligné face au chenal par la poussée des remorqueurs, le Lydia avance doucement entre les bouées qui marquent les limites du chenal d'accés. Une élingue se rompt soudain sous l'effet du vent et le navire se met à dériver, risquant de s'échouer. Sur la plage la tension est extrême tandis que les deux remorqueurs interviennent pour le remettre dans l'axe. Plus de peur que de mal mais lorsque le sénateur se retourne, autour de lui tous les ingénieurs étaient livides. Fausse alerte !
Les opérations ne sont néanmoins pas terminées. Mètre après mètre, Le
Lydia pénètre à l’intérieur des terres suivi comme son
ombre par le Provençal 6. Malgré quelques frayeurs dues
essentiellement à la Tramontane qui ne faibli pas, le
Lydia s’immobilise à l’emplacement prévu, et le
Provençal 6, peut décrocher sa remorque et regagner avec
la pleine mer.
Les
techniciens qui commandaient la manœuvre, n’en ont pas fini pour
autant. Le Lydia flotte à cent mètres à l’intérieur des
terres certes, mais plusieurs opérations successives doivent encore
le faire pivoter, puis le
surélever pour amener la ligne de flottaison au niveau de la plage
soit 3 mètres au-dessus du niveau de la mer. Enfin, il s'agit de
l’immobiliser définitivement dans son lit de sable. Le planning
prévoit que l'échouage sera achevées le 30 juin.
Les
bulldozers entreprennent d’abord de combler le chenal et de
refermer le port pour isoler le Lydia de la mer, ce qui est terminé
deux jours plus tard. La drague, qui joue le rôle de pompe géante,
intervient alors et comble une partie de ce qu’il reste du petit
port remplaçant l’eau par le sable.
Phase
suivante : une digue de sable, recouverte de bâches de plastique,
est élevée tout autour du lit du Lydia.
La
drague y déverse bientôt des centaines de mètres-cubes d’eau et
le Lydia s’élève peu à peu, comme dans un sas d’écluse.
Sa ligne de flottaison est à présent au-dessus du niveau de la
plage et il peut être lentement amené par les bulldozers à la
verticale du berceau qui lui a été confectionné. Il suffit dès
lors de pomper l’eau pour qu’il vienne délicatement s’y
poser.
Au
final, la drague et les bulldozers feront enfin disparaître toute
trace du port .
Le
«Paquebot des sables» est né!
Bon anniversaire le vieux !!!
Olivier Alba










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