Aprés 24 ans de bons et loyaux services au sein de l'Adélaïde Steamship Co Ltd, Le Moonta est mis en vente par la compagnie australienne.
Il trouve au bout de six mois acquéreur auprès d'un armateur grec, la Hellenic
Méditerranéan Lines. Le bateau
est rebaptisé Lydia,
du nom d’une ancienne province grecque
de l’antiquité.
Le
navire appareille alors pour le Pirée, son nouveau port d’attache.
A Adélaïde, le Lydia
embarque un équipage grec qui doit se familiariser avec le navire.
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| Le Lydia après transformations au Pirée |
| Embarquement |
Le navire va donc rejoindre les eaux de la Méditerranée qu’il avait visité une première fois 24 ans plus tôt. Arrivé en Grèce, il passe par les chantiers du Pirée où il subit quelques transformations pour l’adapter à sa nouvelle destinatio. La capacité est doublée, passant de 157 à 280 passagers, et l’on installe quatre canots supplémentaires.
Le
navire est divisé en trois classes: 51 passagers
en première classe, 106 pour
la classe «touriste» et enfin 123
en troisième classe
qui s’entassent dans un grand dortoir à lits superposés situé
sur le pont B au-dessus des cales avants. Il est aussi prévu
que le paquebot puisse emporter 180
«embarquants» supplémentaires
en «plein air» sur la plage
avant, et ce uniquement pour de courtes traversées. Rien
n’indique d’ailleurs que cette éventualité ne fut
réellement utilisée un jour… On peine à imaginer le Lydia
chargé à ras les
pavois de 460 passagers.
Au
printemps 1956, il reprend enfin du service sur le trajet Le Pirée/
Venise/Brindisi/ Alexandrie, mais très rapidement il est affecté à
une autre ligne reliant Marseille à Beyrouth, avec escales à Gênes,
Naples, Le Pirée, Alexandrie et Limassol Chypre). Au retour, il
ajoute une escale à Port-Saïd, au débouché du canal de Suez.
Dés
son entrée en service le Lydia
va être pris dans les tourments de l'histoire car, en 1956, suite à
la privatisation du canal de Suez, il va embarquer dans un premier
temps les familles des européens qui travaillaient pour la compagnie
du canal, mais aussi par la suite, les juifs égyptiens que Nasser a
désigné comme Personna
non grata suite à
la guerre contre l'état d'Israël et l'opération franco-britannique
de Suez. (voir notre article : ICI )
Ces événements passés, le Lydia retrouve la tranquillité de son périple autour de la Mare Nostrum sans incident notoire.
Seul
changement, le navire reçoit quelques mois plus tard une
nouvelle livrée grise, couleur plus adaptée au climat méditerranéen
et couramment employée dans la marine commerciale grecque. A cette
occasion la dunette est surmontée d'un coupe-vent sur son avant
pour rendre l'endroit plus agréables aux classes "touristes"
qui sont seuls à profiter de la partie arrière du paquebot.
![]() |
| La livrée grise du Lydia |
A
l'orée des années 1960, le monde change et les anciennes première
classe et classe touriste sont refondues en une seule
«uniclass», plus en accord avec les mentalités de l’époque.
Ce
trajet à travers la Méditerranée ne dure que dix ans et en décembre
1966, le Lydia,
regagne définitivement le Pirée après
35 ans de service à la mer, dans l’attente d’un acheteur ou plus
probablement du départ pour le chantier de démolition...
Constantinos Petroutsos, le dernier capitaine Grecque de paquebot Lydia 1966.
...C'est
là que va se jouer le fabuleux destin de celui qui va devenir le
Paquebot
des sables...
Olivier Alba





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