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Une production ...

Une production Xavier Cuvelier-Roy ®
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samedi 14 avril 2018

Collection des différentes robes du paquebot


Noir, c'est noir

1931 (Moonta- Adelaïde Steamship CO)


 et 1956 (Lydia- Hellenic Méditerranéan Line)

et gris,  ce n'est pas...

1960 (Hellenic Méditerranéan Line)

...blanc !


juin 1967





 Ou "Rouille"...


 Mai 1999


 Alors, revenons au noir !


2016

Xavier Cuvelier-Roy


samedi 1 avril 2017

Le Lydia en péril "masqué" ?


Nous sommes le 2 avril, la récréation est terminée (jusqu'au 1/1/2018 !) :




Habile maquillage ? La question nous est posée par le contre-amiral (CR) Lasticoach, qui prend une heureuse retraite depuis une paire d'années au Barcarès, dans une villa qu'il a acquis dans les années 70.

"Ce navire m'a toujours inspiré, c'est normal pour un marin et je passe de longs moments, au cours de ma promenade quotidienne, à le voir progressivement reprendre ses belles formes d'origine.

Mais je suis très surpris de la manière avec laquelle un problème important a été traité malgré les nombreuses alertes que j'ai lancé ces dernières années.


J'ai en effet constaté (mètre-ruban en main, fil à plomb et photos à l'appui) un affaissement de sa structure, au tiers avant pour être plus précis, conséquence probable de la déliquescence du lit de sable et gravier sur lequel il repose depuis 1967. Effet mécanique du ressac lors des tempêtes, pression du bétonnage qui l'enserre ou... ? L'étrave loin de s'enfoncer, s'est au contraire élevée au fil des années de 27 centimètres et les membrures apparaissent sous les tôles qui se sont froissées  !
 


C'est doublement inquiétant, car cela démontre que ce n'est pas la masse qui s'enfonce, mais au contraire la partie avant qui s'est élevée : à l'évidence la structure du Lydia s'est fragilisée et une pliure est apparue au tiers avant, peut-être due aux multiples ouvertures tronçonnées dans ses flancs. Celles-ci sont fort heureusement réduites actuellement au strict nécessaire: simple coïncidence ou tardive prise de conscience ?"


Alors... cette nouvelle (et conforme) ligne de flottaison masque-t-elle en fait un problème grave pour sa conservation ?























Nous posons la question !

Nous remercions le contre-amiral Lasticoach pour cette communication avec le schéma et les photos qu'il nous a aimablement autorisé à reproduire ici
 

Souvenez-vous du poisson d'avril 2016 : ICI

lundi 10 août 2015

Rendez-moi mon nom !


Ce n'est pas parce que l'on était à la fin des années 60 que l'on manquait de notion en terme de marketing.

Il faut reconnaître que ça claque comme une bannière dans le vent et que c'est très évocateur comme nom :


Sans même l'avoir vu, on imagine une belle étrave blanche fendant une dune à peine ridée par la Marinade ou la Tramontane. Et puis le sable ça fait penser à l'exotisme, le bord de mer, les voyages. Les voyages comme ce paquebot, gigantesque oiseau de mer au nom féminin, évoquant l’Ailleurs....

Mais bon, finie l'explication de texte.

Au départ il faut bien reconnaître que ça évoquait surtout une réalité: Un petit paquebot australo-grec noyé dans une mer de sable:
Il n'y a rien tout autour !



Source, crédit photo :L’eau qui chante (1967)

Le LYDIA était seul, isolé à plusieurs kilomètres de la moindre habitation.

On l'avait d'ailleurs échoué là pour ça: Qu'il y ait quelque chose, attirer les touristes et les locaux, faire rêver, montrer la volonté de l’État de bâtir une station balnéaire en ce lieu désertique,et, plus prosaïquement, vendre des appartements dans les programmes immobiliers qui n'allaient pas tarder à sortir de terre.

La résidence "la Sardane", les "Barbecues" et pares !

 Photo  de source inconnue

Mais bon, rapidement le marketing s'est emparé d'une réalité.

Partout, sur tous les journaux, sur les flammes de la Poste, sur la moindre carte postale, notre splendide ambassadeur voyageait avec son pseudonyme évocateur.

Il vendait du rêve, il vendait notre ville dans l'hexagone et au -delà des frontières:
Source crédit-photo : © photothèque Lydia Moonta


Pendant d'ailleurs prés de 20 ans ce joli pseudonyme fut une réalité.

Tout autour de lui, de beaux aménagements le mettaient en valeur: Une grande estacade en bois passait le long de sa proue, ses deux chaînes d'ancre plantées dans le sable et figurant une éternelle escale, un mouillage immuable.

Autour de lui, juste une petite promenade épargnant tout son avant pour que la plage vienne lécher  son flanc:

le Lydia et son casino entre 1973 et 1978
 Source: Carte postale publicitaire casino le Lydia


Le cinéma ne s'y était pas trompé, choisissant pour l'un de ces plans l'étrave fendant le sable, image saisissante s'il en est:

Le film 'l'Alpagueur"

Las , à la fin des année 1980, cet aménagement si simple, mais en même temps si évocateur, fut purement et simplement saccagé : côté terre l'avant du navire fut noyé sous l'asphalte, permettant du même coup aux véhicules de stationner à-même la coque; côté mer une grande "esplanade" en pavés auto-bloquants enserra feu le paquebot des sables.

 photo de source inconnue
Vu d'en-haut c'est encore plus désolant :

Source Google earth

Aujourd'hui toutes les constructions annexes qui l'avaient fait disparaître ont été démolies. C'est une bonne chose et il n'était que temps.

Il reste à le débarrasser du béton pour que son étrave retrouve le sable....


Olivier Alba