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Nous sommes des Barcarèsiens, qui aimons et protégeons ce patrimoine inaliénable de notre commune

vendredi 23 décembre 2016

Le patrimoine maritime en France et à l'étranger épisode 1




"Pour les anglo-saxon, la marine est un arbre de pleine terre alors que pour les français c'est un arbre exotique qui nécessite des soins incessants"


Ce qui est vrai pour la marine de guerre l'est aussi en France dés que l'on aborde le sujet épineux du patrimoine maritime.
Pendant longtemps le patrimoine maritime en France fut l'objet, au pire de l'acharnement, au mieux suscita la plus profonde indifférence. En témoigne l'objet de ce blog, le Lydia-Moonta qui fût, de 1973 à 2010, l'objet de saccages, de destructions, voire une sorte d'acharnement mutilatoire malsain.

Le Lydia en 1992

Concernant la préservation de ce patrimoine, le 20 ème. siècle est rempli d'exemples désolants, citons par exemple le Dugay-trouin, magnifique vaisseau de 74 canon coulé dans la Manche alors que les anglais souhaitaient rendre le navire à la France:





Refus pur et simple des autorités françaises ! L'occasion était perdue pour la France de conserver ce magnifique témoin!


Plus d'images du massacre: 
Le tableau arrière du navire est cependant conservé au très beau musée d'histoire navale de Greenwich.



Dans le même temps les anglais conservaient pieusement le HMS Victory, vaisseau amiral de Nelson lors de la bataille de Trafalgar...

Le HMS Victory en cale sèche à Portmouth

La batterie
...ou encore le Clipper Cutty Sark qui, récemment ravagé par un incendie, a été entièrement reconstruit.




De la même manière, la marine plus récente ne fût pas épargnée. Rappelons-nous le destin cruel du croiseur Colbert, un temps musée flottant dans le port de Bordeaux et que certains lobby locaux prirent un malin plaisir à "couler" pour des considérations écologistes et pseudo-patrimoniales évoquant "la verrue d'un navire de guerre sur les quais du port ".

Il est vrai que c'est tellement mieux un port sans navire...

Le croiseur Colbert à Bordeaux


Puis aujourd'hui  de retour à Bordeaux mais pour...

être démantelé...

Considération que n'ont pas non plus les anglais concernant le croiseur Belfast, ancré sur la Tamise en plein Londres et à proximité immédiate du Tower Bridge. Ce qui est beau pour Londres n’étant apparemment pas à la hauteur de la capitale girondine...

Le croiseur Belfast


Les britanniques sont par ailleurs les champions d'Europe de la sauvegarde du patrimoine maritime. Il n'est pas inutile de rappeler qu'en outre nos voisins d'outre-Manche ont aussi conservé le HMS Warrior qui date de l'époque Victorienne....

Le HMS Warrior


...mais aussi le plus vieux liner encore référencé qu'est le Great Britain auquel nous avons déjà consacré un article. (ICI)

Le Great Britain


 Mais les champions mondiaux toutes catégories de la préservation du patrimoine maritime restent sans nul doute les USA avec entre autre le voilier USS Constitution...




 l'Eagle (ex-allemand Horst Wessel)...


 Le baleinier Charles Morgan...








...Mais aussi le Moshulu...

Le Moshulu (ex-Kurt) est un quatre-mâts barque à coque acier, construit en 1904 par William Hamilton sur les chantiers la rivière Clyde en Écosse.
Il est désormais amarré au complexe de Penn's Landing, à Philadelphie. Il sert de restaurant flottant
.

le RMS Queen Mary...

Le RMS Queen Mary


 ....et la longue liste des navires de guerre qu'il serait ici trop longue d'énumérer même si l'on y trouve des portes avions comme le USS Yorktown ou des cuirassés  comme la série complète des "Iowa" (Wisconsin, Missouri, Iowa et New Jersey). 

En tout une flotte de 34 navires militaires de tout types comprenant entre autres 5 portes-Avions et 9 cuirassés!


Le USS Missouri

Le USS Texas

...Ou le vieux croiseur Olympia...


La liste complète ICI



A suivre.....


Olivier Alba
























mercredi 26 octobre 2016

COMPTE-RENDU de l'ASSEMBLÉE-GÉNÉRALE du 22 Octobre 2016



Le Secrétaire a constaté que le quorum était atteint, 14/19, pour valider cette assemblée générale:
9 présents: O. Alba, C. Danjean, C. Pruvot, J. Hiron, A. Heliot, A. Mérignac, J. Mateu, E. Trull, X. Cuvelier-Roy.
Excusé: F. Belacel.
Procurations: Y. Naya-Dubois, M.H. Cuvelier-Roy, J. Rocher, F.X. Cuvelier, C. Coupé, A. Bonnaric.

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Le président, Olivier Alba ouvre la séance et rend compte dans un premier temps, des activités passées jusqu'à ce jour.

  • Rappel des origines de l'association, son but, son indépendance totale.
  • Les travaux réalisés sur le paquebot, auxquels l'AAML est étroitement associée. Une mise au point nécessaire a été apportée pour clarifier cette situation et éviter toute confusion : L'association a été sollicitée à travers son président par la municipalité du Barcarès, propriétaire du paquebot, pour fournir à celle-ci une assistance historique et technique. Dans ce cadre un certains nombre d'objets nécessaires à la réalisation de la restauration de la timonerie du navire ont été repérés et validés par l'association, idem pour le pont des embarcations. Des photos de détail ont été fournies à la municipalité pour l'aider dans une restauration respectueuse de l'univers particulier propre au paquebot.
  • L'association a été aussi contactée par un journaliste japonais qui souhaitait nous rencontrer dans le cadre d'une série d'articles sur Kuniko Tsutsumi qui, rappelons-le, a géré le luxueux casino dans les années 70'. L'entrevue a été cordiale et le journaliste s'est déclaré extrêmement satisfait de celle-ci.
  • Suite à l'article paru sur le Journal L'Indépendant, un réalisateur, Olivier Moulaï, nous a contacté pour un projet de film sur le Lydia/Moonta. Deux réunions ont eu lieu pour définir le matériel cinématographique existant et pour ouvrir des pistes supplémentaires qui restent à explorer. 
  • Exhumation des ponts recouverts par trois épaisseurs de matériaux qui fort heureusement, les ont davantage protégés que dégradés.
  • Enfin, ce n'est pas sans fierté que l'association a largement contribué à la restauration de la couleur de la coque à ses origines, ayant apporté la preuve – entre-autres – que le LYDIA a bien navigué pendant deux ans au moins sous sa robe noire d'ex-MOONTA, qu'il n'a jamais été blanc mais gris durant les dernières années de sa carrière grecque.


Le président a ensuite évoqué les projets propres à l'AAML :

  • Participation aux manifestations des 50 ans de l'arrivée du Lydia au Barcarès.8
  • Volonté d'ouvrir une vitrine dans le futur musée dédié au paquebot.
  • Jacques Hiron souligne l'importance d'un petit livret qui serait proposé aux visiteurs, retraçant l'historique et favorisant la visite du Lydia. Olivier Alba rebondit sur cette demande pour informer l'assemblée, de la parution prochaine d'un livre (dont il est l'auteur) sur l'histoire complète du MOONTA & LYDIA.

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Les comptes de l'association sont examinés et l'assemblée générale par un vote à l'unanimité donne quitus à la trésorière, Carole Pruvot. Il est à noter que pour une meilleure lisibilité et surtout exploitation, l'année comptable s’ouvre au 1° septembre pour se clôturer au 31 août de l'année suivante.

Solde au 31 aout 2016 : 355,44 €

Entrées : 440 € décomposés ainsi :
105 € de dons
335 € de cotisations

Sorties : 84,56€ décomposés ainsi :
50 € d'achat d'objets historiques ayant trait au Lydia/Moonta
34,56 € de fourniture de bureau



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Le secrétaire, Xavier Cuvelier-Roy propose d'ouvrir un « Fonds Lydia-Moonta » plutôt qu'une complexe fondation comme il avait été suggéré à l'origine.

Une simple liste d'inventaire d'objets susceptibles d'être exposés ponctuellement (salons, vitrine temporaire, musée, etc.) qui serait abondée ainsi :

  • Objets acquis ou reçus en dons à l'AAML, qui sont propriétés exclusives et inaliénables de l'association.

  • Objets inscrits à l'inventaire par des membres de l'association ou non, mais qui demeurent leur propriété entière.

  • L'AAML, en cas de prêt pour exposition contre récépissé nominatif, se portera garante auprès de l'organisateur que celui-ci a souscrit une assurance garantissant le vol, l'incendie et tous dommages.

C'est alors que notre président d'honneur, Jacques Hiron, remet solennellement à l'AAML, un des journaux de bord du LYDIA, probablement le seul existant compte tenu des circonstances dans lesquelles cet exemplaire a été sauvé ! Instant de grande émotion, suivi d'une acclamation et des applaudissements de l'assemblée.

Qu'il soit remercié une nouvelle fois !

Jacques Hiron, président d'honneur de l'AAML, remet solennellement le carnet de bord du Lydia au président
De gauche à droite, Jacques Hiron, Xavier Cuvelier-Roy et Olivier Alba


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Sur proposition du secrétaire, l'assemblée est invitée à donner quitus au bureau sortant et à le reconduire pour une période de 4 ans (art. 12 des statuts).

Il propose qu'en cas d’impossibilité ou de démission, sa fonction soit confortée par un suppléant et propose Cedric Danjean.

Le président propose que Cedric Danjean entre donc au nouveau bureau et que lui soit confié le 2° poste de chargé de mission actuellement vacant à destination de surveiller le marché e-bay (entre autres) et de participer aux enchères, d'acquérir dans les limites qui lui seront notifiées.


L'assemblée vote à l'unanimité la reconduction de l'actuel bureau bureau pour la période 2017 à 2021.

Cette première assemblée-générale qui s'est déroulée dans un climat constructif et amical, se termine par un vin d'honneur offert par le bureau.


Pour le Bureau et par délégation :

Olivier Alba


23.10.2016

vendredi 2 septembre 2016

Le SS.CHAMPLAIN, contemporain du LYDIA !





source et crédit-photo : non identifié, droits réservés



Tous les deux sont construits en 1931, mais par retard du versement des crédits-alloués par le gouvernement français, le CHAMPLAIN n'est achevé qu'en 1932. Le MOONTA (futur LYDIA) lui, a déjà franchi le canal de Suez pour rallier Port Adelaïde !

source et crédit-photo :© French lines

Mais... que de différences !

source et crédit-photo :non identifié, droits réservés


Le MOONTA, esthétiquement classique, est une évolution des navires de la Grande-guerre, mais sa motorisation diesel le fait présenter - à juste titre - comme un modèle d'innovation. Le chantier-naval Burmeister & Wain, de Copenghague (Danemark) avait déjà innové dès 1911 en lançant le SELANDIA. 

- 1 : Caractéristiques du MOONTA :

Longueur : 91 m
Maître-bau : 13,40 m
Tonnage : 2693 tonnes
Passagers : 140  puis 280
vitesse : 13 nœuds

- 2 : Caractéristiques du CHAMPLAIN :


Longueur : 195,38 m
Maître-bau : 24,99  m
Tonnage : 28124 tonnes
Passagers : 1050
Équipage : 559
vitesse : 19/20 nœuds
Type de moteur : 2 groupes de turbines-vapeur Parsons à engrenages simple réduction, alimentées par 6 chaudières Penhoët à tubes d'eau, timbrées à 28 kg.
Puissance du moteur (en chevaux) : 25000




A l'opposé, le CHAMPLAIN, lui, préfigure les lignes ultra-modernes de NORMANDIE, qui d'ailleurs, reprendra quelques innovations comme par exemple l'encorbellement de la poupe, le pont-promenade-couvert, le mât avant au dessus de la timonerie pour ne pas avoir d'angle mort à la vue, etc :


















source et crédit-photo :© French lines


source et crédit-photo :© French lines

et même aujourd'hui encore, sur QUEEN MARY 2, y compris les pares-vents latéraux !

source et crédit-photo : Niavlys



Symbiose :

Normandie vu du Champlain :


source et crédit-photo :© French lines

et Champlain vu du Normandie :

source et crédit-photo :© French lines




Un intérieur dernier-cri,  art-déco avant que ne sonne l'heure de gloire en la matière, avec NORMANDIE :











Source, crédits-photos : MVD Editions



Source, crédits-photos © French lines
Station radio la plus moderne de son époque :

source et crédit-photo : F. Delboca
Standard téléphonique :



Source, crédits-photos : MVD Editions



Sondeur électrique (indique la profondeur toutes les 3 minutes :

Source, crédits-photos : MVD Editions

Tableau de manœuvre des machines :













Source, crédits-photos : MVD Editions


Sa carrière civile : 

Affecté à la prestigieuse ligne transatlantique-nord, Le Havre/New-York/Le Havre, le CHAMPLAIN est de la série des "cruisers-liners", ou encore "cabins-ships" (DE  GRASSE, LAFAYETTE), des paquebots conçus pour faire face à la crise économique : de taille moyenne (200 m. tout-de-même), embarque 1053 passagers répartis en 2 classes (la touristeex 1° et 2° - et la maintenue avec un confort assez spartiate), 485 membres d'équipage. Vitesse (relativement) modérée par souci d'économie, 19 à 20 nœuds. Néanmoins, en 1932, il fera la traversée New York-Europe en 6j 16h et 20', record pour l'époque, dans la série des "cabins-ships" .


Carrière dramatiquement courte, 8 ans, un peu plus que NORMANDIE...


source et crédit-photo :© French lines

22 Juillet 1933 : C'est le CHAMPLAIN qui inaugure la toute nouvelle et révolutionnaire gare maritime du Verdon en avant-port de Bordeaux à plus de 100 kms. de l'embouchure de la Garonne. Une halte de quelques heures en provenance des Etats-Unis, achevée par une mini-croisière pour rejoindre le Havre. Ce chef-d'ouvre, appelé à un brillant avenir, sera détruit par l'armée allemande en retraite.


Le navire est régulièrement affrété pour les croisières proposées par la "Transat", à destination des Caraïbes.



Seconde guerre mondiale : 

 Dès le début des hostilités, en 1939, le CHAMPLAIN est réquisitionné avec 7 autres grands paquebots pour transporter 30.000 recrues en Afrique du Nord. Il reçoit donc, avec le QUEEN MARY, la traditionnelle livrée grise. L'émouvante photo ci-dessous le montre avant son ultime départ de New-York, en compagnie (de l'autre coté du pier de la French-Lines) de... NORMANDIE qui lui, y restera jusqu'à son tragique incendie :

source et crédit-photo : Великие Океанские Лайнеры/The Great Ocean Liners

Triste privilège : le CHAMPLAIN est le premier paquebot français coulé au début de la seconde guerre mondiale : 

Le 12 juin 1940, il arrive à Saint-Nazaire, en provenance de New-York avec dans ses cales, 3000 tonnes de lingots de cuivre, des machines-outils et pièces détachées pour 30 avions de chasse Curtiss. Il est bombardé (sans dommages) par la Luftwaffe. Par crainte qu'il n'obstrue l'écluse, il quitte Saint-Nazaire le 17 juin 1940 et appareille pour se réfugier à La Pallice, mais il heurte une mine larguée dans la nuit par l'aviation allemande dans le Pertuis d'Antioche. Il coule en 7 minutes et s'échoue sur un haut-fond (12 morts, 270 survivants) avec 30° de gite. Quelques jours plus tard, l'U Boot-65 l’achève sans gloire en le torpillant.


source et crédit-photo : F. Delboca


source et crédit-photo : F. Delboca

Hier...


 aujourd'hui





Avant que le pont de l'ile de Ré ne soit construit, les passagers du bac pouvaient le voir jusqu'en 1964, année où il fut ferraillé :





https://www.youtube.com/watch?v=5yLMYlXcj1k

et visitez un lien ami : Paquebot Champlain, c'est : ICI

Xavier Cuvelier-Roy