Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par WebAnalytics Lydia MOONTA: Le classement des plus vieux paquebots au monde, le N°4, le LYDIA (ex-Moonta)

r

Nous sommes des Barcarèsiens, qui aimons et protégeons ce patrimoine inaliénable de notre commune

vendredi 8 juillet 2016

Le classement des plus vieux paquebots au monde, le N°4, le LYDIA (ex-Moonta)


A la place N°4 :
Le plus vieux liner référencé est le paquebot Lydia (ex-Moonta)
lancé en 1931 et conservé aujourd'hui sur la plage du Barcarés (dep 66) - France


Un peu d'histoire:


Du Navire de croisière... 


Source crédit photo: Document publicitaire Adélaïde steamship company   

Le Lydia est un petit paquebot mixte construit par les chantiers navals Burmeister & Wain au Danemark pour la compagnie Adelaide Steamship Co Ltd. Cette compagnie désirait acquérir un paquebot à moteur diesel pour l'exploiter sur les lignes du sud et de l'est de l'Australie. Son parcours autour du Golfe de Spencer, baptisé "Gulf Trip", le rendra extrêmement populaire. Son nom originel, Moonta, provient de la ville de Moonta en Australie-Méridionale.





En 1955, il est acheté par la compagnie grecque Hellenic Mediterranean Lines qui le rebaptise Lydia, du nom grec de Lydie (en grec Λυδία), un ancien pays d'Asie Mineure dont l'un des roi fut un certain Crésus. 

Source crédit photo: carte  publicitaire hellenic Méditerranean lines

Après transformations au Pirée, sa capacité  passe de 140 à 280 passagers et il est employé sur la ligne Marseille-Beyrouth, via Gênes, Naples, Le Pirée, Alexandrie et Limassol. Il est désarmé en 1966.

 Source crédit photo:site ss. maritime matters

... Au navire ensablé :

Après avoir été désarmé, le navire est racheté juste avant la noël 1966 par la SEMETA, société mixte en charge de l’aménagement de la toute nouvelle station balnéaire à naître de Port-Barcarès dans les Pyrénées Orientales (France). Leur objectif est d'en faire le symbole de cette opération d’aménagement et de marquer la volonté forte de l' État de valoriser cet immense lido désertique coincé entre la Méditerranée et l'étang de Salses.

Après des transformations à la société provençale des Ateliers Terrin à Marseille, il est convoyé en juin 1967 vers son port d'attache définitif.

 Source crédit photo: A.Parés
 
Un chenal de 600 m et une souille (port artificiel) sont creusés pour l'amener jusqu'à son emplacement actuel et le déposer sur la plage, près de trois mètres au-dessus du niveau de la mer.

 Source crédit photo:  A.Parés

Après de coûteux travaux d’aménagement, le Lydia est luxueusement transformé en centre de loisirs comprenant trois bars, un snack, une discothèque,  un restaurant, des douches et une piscine. Un hôtel et un casino sont prévus.

 Source crédit photo:Carte postale Dino

Le navire est racheté en 1973 par Kuniko Tsutsumi, femme d'affaires japonaise, qui le transforme en discothèque et casino de luxe

Source crédit photo:  l'Indépendant

Le cuisinier français Georges Landriot est chargé des cuisines du navire jusqu'au milieu des années 1970. 

Source crédit photo:Document publicitaire Seïbu France


En 1980, suite à la concurrence des casinos espagnols et prise dans des tourments financiers, Kuniko Tsutsumi, la mort dans l'âme, revend le Lydia. L'âge d'or s'achève à l'orée des 80'.


L’ère des casinotiers, grandeur et décadence

Dans les trente années qui vont suivre, le paquebot va lentement se dégrader sous la férule de trois groupes de casinotiers, qui vont délaisser son entretien, le mutiler voire le piller (Moliflor, la Holding Grand-Sud, le groupe Partouche).

Source crédit photo:  Xavier Cuvelier-Roy

Le navire est pillé pour ne devenir qu'une carcasse vide et sans charme.  Il est plastiqué par des truands en 1983.

 Source crédit photo: l'Indépendant

En 1997, le ministre de l'intérieur ferme le casino pour « graves dysfonctionnements dans la gestion financière ».

Rouvert en 2004 par le groupe Partouche, ce dernier casinotier jette l'éponge définitivement quelques années plus tard.


             Source crédit photo:  Indigent

Aujourd'hui:
Il est racheté par la mairie du Barcarès en 2011. Après quatre ans pendant lesquels le Paquebot vivote, des travaux de rénovation sont engagés en 2014.


La première tranche entamé en 2014 a consisté à raser les structures en béton qui enserraient depuis 30 ans la coque du navire. C'est chose faite et depuis le navire a retrouvé sa ligne:

les "verrues" enserrent la coque :



 Coté terre c'est guère mieux :



On démolit et c'est tant mieux :






Source crédit photo:  Xavier Cuvelier-Roy

La plage avant a elle aussi été dégagée de sa structure des années 70' pour faire retrouver sa ligne originelle au paquebot :






 En 2015, la seconde tranche est engagée avec la participation de l'association (Association des Amis du Moonta Lydia) auprès de laquelle la municipalité a sollicité une assistance technique et historique.

La rénovation du paquebot se porte sur le pont des embarcations qui a été débarrassé des lames de terrasse qui le recouvrait et des multiples couches d'étanchéité disgracieuses. Le pont d'origine proprement dit a été mis à jour, il est en cours de calfatage pour en assurer l’étanchéité.

 
Les charpentiers en plein travail de calfatage


 La timonerie est en passe d'être elle aussi restituée et ouverte à la visite. 

Le changement le plus visible par tous reste néanmoins celui de la nouvelle livrée du Paquebot qui retrouve ses couleurs noire et blanche d'origine, marques d'un nouveau départ:

 Source crédit Photo: J-M Pacifico

 Source crédit photo::  Xavier Cuvelier-Roy

HIER...




...ET AUJOURD'HUI!


 Source crédit photo :  Xavier Cuvelier-Roy



HIER...



ET AUJOURD'HUI!

 
 Source crédit photo: Xavier Cuvelier-Roy



DU LARGE :

HIER :

source crédit photo : A. Parès

AUJOURD'HUI :

source crédit photo : Brigitte Ternois 


(Rappelons tout de même que contrairement à une idée couramment répandue, ce ne sont pas que les couleurs du Moonta mais que le Lydia a bien navigué sous pavillon grec avec cette robe noire pendant une paire d'années, il n'y a donc pas d'anachronisme historique. La preuve en image:

  

Affaire à suivre...


Olivier Alba  


Pour consulter le paquebot3, c'est : ICI
Pour consulter le paquebot N°2, c'est : ICI
Pour consulter le paquebot N°1, c'est : ICI

4 commentaires:

  1. Beau boulot ! En revanche nous attendons toujours la suite de l'histoire des multiples exploitants du Lydia. Normalement on devrait en arriver à la période Partouche. Y-aurait-il des pressions exercées sur l'association pour que ce chapitre n'ait pas encore été publié sur le blog ?

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour, vous avez du le rater mais l'article est bien en ligne là: https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=2013762642567756456#editor/target=post;postID=5994591477200205092;onPublishedMenu=posts;onClosedMenu=posts;postNum=0;src=postname

    RépondreSupprimer
  3. Ca pointe vers un blog protégé...

    RépondreSupprimer
  4. Avec nos excuses : http://lydia-moonta.blogspot.fr/2015/12/etat-des-lieux-epoque-par-epoque.html

    RépondreSupprimer

Les commentaires seront modérés dès l'instant où ils porteraient atteinte à la morale, se commettraient à des attaques ad-nominem de façon injurieuse ou diffamatoire. Attention à ne pas confondre commentaires et forum !