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Nous sommes des Barcarèsiens, qui aimons et protégeons ce patrimoine inaliénable de notre commune

samedi 25 novembre 2017

Assemblée Générale 2017


Assemblée Générale 2017


Chères adhérentes, chers adhérents, chers bienfaiteurs,

Nous avons l’honneur de vous convier à l’Assemblée Générale 2017 de notre association, qui se tiendra la vendredi 1 Décembre 2017, à partir de 16h00.

Elle se déroulera de la façon suivante :
  • 16h00 : rendez-vous à bord du Moonta-Lydia pour une visite des travaux réalisés, et présentation de ceux à venir.
  • Une fois la visite effectuée, l’assemblée se déroulera au siège de l’association, 10 rue Viollet-le-Duc, chez le président.
  • A l’issue de l’assemblée, le verre de l’amitié vous sera offert, suivi d’un dîner (sur inscription) dans un restaurant proche pour les personnes intéressées

Ordre du jour :
  • Le mot du président
  • État des comptes par la trésorière
  • Point subventions
  • Bilan des travaux effectués et prévus
  • Création site internet
  • Point publicité
  • Travaux de l’association (commissions, actions particulières, etc…)

Dîner proposé entrée / plat / dessert (sans les vins) à 19,50€ :
Entrée : salade catalane ou pan tomates
Plat : magret de canard avec sa sauce au banyuls ou morue gartinée à l’aioli
Dessert : crème catalane ou sorbet abricot

Merci aux personnes intéressées de nous répondre par retour de mail ou courrier (avec le nombre de participants et les plats choisis), avant le 27 novembre 2017.

Bien amicalement, 

le secrétaire Cédric Danjean.

samedi 11 novembre 2017

Johnny Hallyday et le concert de 1969

Pendant toutes les années 1960/1970, le Barcarés a été le lieu de 

rendez-vous incontournable des tournées d'été des artistes du 

moment. Centre de toutes les attentions des touristes, le Lydia est

le décors somptueux et ô combien original de celles-ci. 




Parmi tous ces concerts, l'un d'entre-eux fera date: Le concert de Johnny Hallyday en 

1969.

Voilà prés de deux ans que le Lydia est devenu le fameux "Paquebot des sables" et sa 

silhouette semble encore très seule au milieu de cette lande de sables, où, malgré les 

opération immobilières en cours, il est seul à rayonner la nuit, éclairé, au milieu des 

ténèbres.

C'est Jacques Séguéla, qui s'occupe de la promotion de la station sous l'égide du Sénateur 

Gaston Pams, qui lancera l'idée de ce concert. L'idole des jeunes est en pleine gloire et 

effervescence provoquée par l'évènement ne pourra que rejaillir sur le station balnéaire en 

train de naître.

 
Un moment à bord, sans doute dans l'ancienne salle à manger "touriste" du Lydia

Le concert sera organisé par la radio  Europe n°1 et retranscrit en direct dans l’émission 

Campus: 

 Roland Vonné, qui tiendra la barre de la discothèque du Lydia pendant prés de 20 ans se 

souvient: «Mon plus beau souvenir reste Johnny Hallyday en 1969. L’on avait installé un 

podium de 4000 mètres carrés contre la coque du navire côté mer. Il y a eu 15000 

personnes ce soir-là, à 5 francs la place. On faisait la queue jusqu’à Perpignan. 

 
Peu de temps avant le Concert. Sur le pont promenade.



La sécurité était assurée par les pêcheurs du village et tout s’est passé parfaitement. 





Johnny a dormi quelques heures à bord avant le spectacle et j'ai d’ailleurs encore ce lit 

chez moi, un lit bateau qui se trouvait dans une cabine aménagée en loge d’artiste » dit-il

dans un sourire.



Il reprend: «Après le spectacle, Johnny est venu avec son équipe à la discothèque. Il a 

demandé du piment très fort pour accompagner son Whisky, nous lui avons trouvé un 

Pendant le concert avec ses fameuses lunette "mouche"

bocal. Des trucs immangeables qui auraient tué un cheval! Il carburait à ça. Il venait 

assez souvent au Lydia lors de ses tournées d’été. Il y avait un petit bar attenant à la 

discothèque qui s’appelait la Cambuse, il le fréquentait avec tous ses sbires de l’époque 

qui n’étaient pas toujours très sympathiques…Ça devait l’amuser un peu Johnny quand 

de temps en temps le coup de poing partait.»…

 
Plus tard dans la soirée



Aujourd'hui il ne reste plus de cet évènement que les témoignages, des photos et de 

formidables souvenirs....Sans oublier l'enregistrement du "live" de ce concert.





Il remettra ça dés l'année suivante le 27 août 1970:

Le lien: ICI









                                                             Olivier Alba

mardi 31 octobre 2017

Panorama des sites et blogs s'intéressant au Lydia ex-Moonta



Nous ne prétendons pas présenter ici une liste exhaustive des sites et blogs qui s'intéressent tant au LYDIA qu'au MOONTA. Cet annuaire est livré sans commentaires ni critiques de notre part, les pages facebook n'ont pas été retenues, souvent incontrôlées et surtout incontrôlables.



























samedi 21 octobre 2017

Du navire à l'objet flottant- Janvier/mai 1967.

En 1966, le M/S Lydia de la compagnie Hellenic Méditerranéan Line ( ELMES) est à vendre au Pirée après 10 ans de service au sein de cette compagnie. C'est alors que la SEMETA, en charge de l’aménagement de la station de Port-Barcarés, va se porter acquéreur du navire pour le transformer en complexe de loisir destiné à être échoué sur la plage. Il est alors convoyé à Marseille aux chantiers Terrin pour y recevoir de nombreuses modifications avant son  transfert vers son ultime port d'attache. Le détail de ces transformations vient d'être récemment exhumé et nous donne un aperçu précis de l'ampleur de la tâche pour cette première tranche:

Voici donc en exclusivité pour nos lecteurs et membres les documents découverts !!!










 Bonne lecture...

Olivier Alba

samedi 14 octobre 2017

Le deuxième vie du Lydia: La période grecque.


Aprés 24 ans de bons et loyaux services au sein de l'Adélaïde Steamship Co Ltd, Le Moonta est mis en vente par la compagnie australienne. 

Un temps utilisé comme ferry en remplacement du Taroona, il trouve au bout de six mois acquéreur auprès d'un armateur grec, la Hellenic Méditerranéan Lines (ELMES). Celle-ci prend possession du navire à Melbourne le 21 décembre 1955 et le bateau est rebaptisé Lydia, du nom d’une ancienne province grecque de l’antiquité.

Le navire appareille alors pour le Pirée, son nouveau port d’attache. A Adélaïde, le Lydia embarque un équipage grec qui doit se familiariser avec le navire.

Le Lydia après transformations au Pirée

Dans les hommes embarqués, le célèbre écrivain de marine grec Nikos Kavvadias (Νίκος Καββαδίας) connu notamment pour son roman très noir «Vardia » (Le Quart) paru l’année précédente.

Le nouvel armateur s'extasie même de l'exceptionnel état dans lequel se trouve le paquebot nouvellement acquis le jugeant même "d'une propreté de haut niveau presque exagérée" (sic) 

Embarquement

 Le navire retraverse donc la moitié du globe pour joindre les eaux de la Méditerranée qu’il avait visité une première fois 24 ans plus tôt. Arrivé en Grèce, il passe par les chantiers du  Pirée où il subit quelques transformations pour l’adapter à sa nouvelle destination: une navigation à travers la Méditerranée. La capacité est doublée, passant de 157 à 280 passagers, et l’on installe quatre canots supplémentaires, portant le chiffre total d’embarcations de sauvetage à huit. Sa plage arrière est elle aussi modifiée  pour recevoir, en lieu et place de l’ancien espace de tennis de pont, une petite dunette accueillant des cabines équipage supplémentaires ainsi qu’une infirmerie.



Le navire est divisé en trois classes: 51 passagers en première classe, 106 pour la classe «touriste» et enfin 123 en troisième classe qui s’entassent dans un grand dortoir à lits superposés situé sur le pont B au-dessus des cales avants. Il est aussi prévu que le paquebot puisse emporter 180 «embarquants» supplémentaires en «plein air» sur la plage avant, et ce uniquement pour de courtes traversées. Rien n’indique d’ailleurs que cette éventualité ne fut réellement utilisée un jour… On peine à imaginer le Lydia chargé à ras les pavois de 460 passagers.

Au printemps 1956, il reprend enfin du service sur le trajet Le Pirée/ Venise/Brindisi/ Alexandrie, mais très rapidement il est affecté à une autre ligne reliant Marseille à Beyrouth, avec escales à Gênes, Naples, Le Pirée, Alexandrie et Limassol Chypre). Au retour, il ajoute une escale à Port-Saïd, au débouché du canal de Suez. 

 
 


 Dés son entrée en service le Lydia va être pris dans les tourments de l'histoire car, en 1956, suite à la privatisation du canal de Suez, il va embarquer dans un premier temps les familles des européens qui travaillaient pour la compagnie du canal, mais aussi par la suite, les juifs égyptiens que Nasser a désigné comme Personna non grata suite à la guerre contre l'état d'Israël et l'opération franco-britannique de Suez. (voir notre article : ICI )




Ces événements passés, le Lydia retrouve la tranquillité de son périple autour de la Mare Nostrum sans incident notoire.

La ligne du Lydia en Méditerranée.
 
Seul changement, le navire reçoit quelques mois plus tard une nouvelle livrée grise, couleur plus adaptée au climat méditerranéen et couramment employée dans la marine commerciale grecque. A cette occasion la dunette est surmontée d'un coupe-vent sur son avant pour rendre l'endroit plus agréables aux classes "touristes" qui sont seuls à profiter de la partie arrière du paquebot.

La livrée grise du Lydia
 

A l'orée des années 1960, le monde change et les anciennes première classe et classe touriste sont refondues en une seule «uniclass», plus en accord avec les mentalités de l’époque.



Ce trajet à travers la Méditerranée ne dure que dix ans et en décembre 1966, le  Lydia, regagne définitivement le Pirée après 35 ans de service à la mer, dans l’attente d’un acheteur ou plus probablement du départ pour le chantier de démolition...

...C'est là que va se jouer le fabuleux destin de celui qui va devenir le Paquebot des sables...




Olivier Alba


samedi 7 octobre 2017

L'Adelaide Steamship Company, premier armateur du Lydia-Moonta

 

L'Adelaide Steamship Company, premier armateur du Lydia-Moonta


L'Adelaide Steamship Company était une des plus grande compagnie maritime d'Australie et l'une des entreprises commerciales les plus réussies du sud de  l'Australie.

Le commerce de la laine, du blé et des minéraux faisait de l'Australie du Sud une riche partie de l'empire colonial britannique au 19 ème siècle. Les exportations de matières premières étaient en plein essor mais leur expédition d'Australie du Sud a longtemps  été freinée par la petite taille des entreprises de fret maritime  et les rivalités inter-coloniales.  


En 1875, un groupe de pasteurs et hommes d'affaires avertis a pris le parti de prendre le problème à bras le corps, ce fût la création de l'Adélaïde Steamship Company. Sa création  visaient à assurer le transport de leurs produits ainsi que d'engranger le bénéfice du fret. Un service de transport de passagers fût aussi créé (souvent par paquebot mixte) pour faciliter le déplacement des personnes sur ce continent immense, et presque dépourvu de voies de communication terrestres efficaces.







Une réclame dans un journal d'Adélaïde en 1882

Pendant plus de 100 ans, la flotte de  l'Adélaïde Steamship Company dominera le transport de passagers et de marchandises dans une large zone de l'Australie s'étendant de la ville de Darwin à celle de Townsville.  La Société emploiera près de 800 marins à son apogée. 

Avant-hier :

 Source, crédit photo : Wikipédia

Hier : 

 Source, crédit photo : Wikipédia

Et aujourd'hui :

Source, crédit photo : Photographer : John Drennan, 1982


 En temps de guerre les navires de la compagnie ont été réquisitionnés pour les campagnes mondiales (transport de troupes, d'armement, navires hôpitaux) et dans les temps de paix, ils ont offert  à de nombreux australiens le voyage d'une vie.

Couleur de cheminée de L'ASC

 



Pendant plus de 50 ans de 1910 à 1960 le tour du Golfe de Spencer ou "Gulf trip" sur les navires de l'Adelaide Steamship Company a été une façon unique de  découvrir le sud de l'Australie. 





La devise de la compagnie 
 "Festina lente" (se hâter lentement)

Les navires de la compagnie, y compris le MOONTA, furent extrêmement populaires auprès des jeunes mariés à qui les navires du "Gulf Trip" offraient l'occasion d'un voyage de noce à moindre coût. Le voyage de sept jours coûtait en effet 6 £  en 1939. 


Une compagnie précurseur car à cette époque les paquebots sont des navires de transport, et celle-ci inaugure déjà la croisière comme en témoigne les publicités :


Source collection personnelle webmaster


Des navires comme le Minnipa, Manunda, Moonta et Morialta ont fourni à de nombreux australiens le cadre à romantique et inoubliable à ce moment de leur vie.


 Minnipa :
Source, crédit photo : lemairesoft.sytes

Manunda :
Source, crédit photo : lemairesoft.sytes

Moonta :
Source, crédit photo : lemairesoft.sytes

 Morialta : 
Source, crédit photo : lemairesoft.sytes

On ne compte plus aujourd'hui en Australie, le nombre d'enfants qui ont été d'ailleurs conçus pendant ce voyage et à bord de l'un des petits paquebots de la compagnie.

Le souvenir du Moonta reste d'ailleurs à ce jour très vivace comme le prouve l'attachement de beaucoup d'australiens à ce navire. 
Après la guerre, l'entreprise se diversifie dans le remorquage, la construction navale, et l'expédition de sel, le charbon et le sucre.  

Source, crédit photo: Maritime muséum

A l'orée des années 50 le développement du transport terrestre va concurrencer les navires à passagers de la compagnie qui va réduire cette branche de son activité en désarmant et vendant notamment le MOONTA en 1955.


Le 1er Janvier 1964, sa flotte sera fusionnée avec celle de la McIlwraith McEacharn Ltd dans une nouvelle société nommée Associated Steamships Ltd. L’Adelaide Steamship Company détenant alors 40% des parts de la nouvelle société.  

Cette nouvelle compagnie innovera encore en  développant et armant en 1964 le premier navire porte-conteneur construit au monde : le MV Kooringa

En 1977, suite à des déboires financiers et des investissements hasardeux, l’Adélaïde Steamship Company décidera de retirer ses intérêts du conglomérat, ne conservant que la branche d’exploitation des remorqueurs et opérations de remorquage. 

L' Adélaide Steamship Company était à ce moment-là, l'une des plus anciennes entreprises industrielles d'Australie. 

Elle change de nom en 1997 pour s’appeler désormais  Adsteam Marine Ltd, gardant dans son nouveau logo l'étoile rouge à huit branches de l’ancienne  appellation. 

Le nouveau logo de la compagnie.

En 2006, La société a été acquise par la plus grande compagnie de transport maritime au monde, l’AP Moeller-Maersk


Xavier Cuvelier-Roy